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Blog
16 novembre 2021
L'odeur au service des agriculteurs

Comment lutter contre le puceron vert du pêcher ?

Puceron vert du pêcher

aGRiODOR a accueilli un nouveau membre dans son équipe R&D en tant d’ingénieur R&D, le roi du puceron Tarek Dardouri. A l’occasion de la troisième édition du journal club d’aGRiODOR le 27/05/2021, il nous a présenté ses différents travaux réalisés pendant son doctorat à Avignon au sein de l’unité PSH et son post-doctorat à l’unité UERI de Gotheron. Ces études avaient pour but de trouver des plantes de services capables de perturber le comportement et les performances de Myzus persicae (doctorat) dans le but de l’appliquer dans les vergers (post-doctorat). 

 

Le puceron vert du pêcher…

Myzus persicae ou le puceron vert du pêcher est un insecte ravageur parmi les plus dangereux et les plus polyphage pour les cultures. Cet insecte est très difficile à combattre et est d’importance économique majeure. Tarek a donc travaillé sur celui-ci pour le combattre via des plantes de services. Cette plante de service va être associée à la plante hôte d’intérêt dans le but de repousser ou d’altérer les performances des pucerons. Pour trouver la bonne plante de service à associer, il a procédé en trois étapes :

  1. Evaluer l’effet des composés organiques volatils (COV) émis par différentes plantes aromatiques sur le comportement olfactif, alimentaire et sur la reproduction du puceron vert du pêcher.
  2. Etudier les sources de variabilité (stades phénologiques, variété…) de l’effet de la plante de service.
  3. Analyser les COV émit par les plantes de service et tester individuellement leurs effets sur le comportement olfactif des pucerons.

 

Deux plantes répulsives…

Parmi les nombreuses plantes étudiées, deux présentent une activité répulsive envers le puceron vert du pêcher sur sa plante hôte (le poivron) à savoir le basilic (Ocimum basilicum) et l’oeillet d’inde (Tagetes patula cv Nana). 

En plus de leurs capacités répulsives, ces deux plantes de services permettent de réduire la durée d’ingestion du phloème et de réduire la fécondité à des stades phénologiques précis (feuille pour le basilic et fleur pour l’oeillet d’inde). Plusieurs variétés du romarin ont été également été testé, parmi elles, une seule à un effet répulsif, montrant l’importance de la variété. L’étude des COV émit par les plantes de services a été faite via des fibres SPME et cartouches (Tenax©) analysées en chromatographie gazeuse et spectrométrie de masse. Les analyses ont montré des COV communs aux deux plantes de services. Les COV ont ensuite été étudiés de manière spécifique grâce à un olfactomètre tubulaire statique. Cette étude à dévoiler l’effet répulsif de deux COV (ß-farnesène et l’eugénol) à de très faible concentration pour le basilic et de nombreux COV répulsifs à des concentrations moyennes à fortes pour l’oeillet d’inde. De même cinq COV répulsifs a été identifiés pour la variété de romarin répulsives. 

Après avoir étudié ces plantes au laboratoire, il a testé le romarin dans un verger de pommiers lors de son post-doctorat. Les résultats de deux années consécutives (2019 et 2020) ont montré une diminution du nombre de puceron cendré (Dysaphis plantaginea) par colonie à différentes dates durant la période d’infestation. La présence du romarin a permis une augmentation significative du nombre d’auxiliaires notamment les larves de syrphe et les araignées. 

Grâce à son expérience et à ses connaissances, Tarek va être un apport de choix pour la réussite des différents projets d’aGRiODOR 🚀.

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