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16 septembre 2021
L'odeur au service des agriculteurs

L’apprentissage des insectes… Comment l’utiliser en Biocontrôle ?

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Pour la deuxième édition du Journal Club d’aGRiODOR le 06/05/2021, Margot Tixeront (Doctorante en Ecologie Chimique) va nous parler de l’apprentissage des insectes et de son utilité en biocontrôle. Pour discuter de ceci, elle s’est basée sur une publication de Little et al., 2019 « Considerations for Insect Learning in Integrated Pest Management ». 

 

Le changement neurophysiologique

 

L’apprentissage d’un insecte repose sur une expérience vécue qui provoque souvent un changement neurophysiologique. Ceci permet à l’insecte de retenir les informations vécues au cours de sa vie et de les garder en mémoire, c’est l’apprentissage. L’insecte va alors reproduire ou non cette expérience. Pour garder en mémoire cette expérience plusieurs critères sont à prendre en compte.

 

Deux types d’apprentissage

 

Il existe deux types d’apprentissage : l’apprentissage « non associatif » et « associatif ».

Le premier est associé à une mémoire sensorielle et à une habitude. Le deuxième est conditionné par une réponse négative ou positive pour l’insecte. L’apprentissage se fait à chaque étape de la vie de l’insecte (larve, adulte…). Même si à chaque changement physiologique il y a une altération de la mémoire, il existe un lien entre chaque étape. En effet, une expérience vécue lors du stade larvaire conditionne les expériences des autres stades. Par exemple, une expérience réussie avec une plante au stade larvaire peut inciter l’adulte à avoir une préférence pour cette même plante. Après avoir défini les différents modes d’apprentissage des insectes, l’article porte sur l’utilité de l’apprentissage et ces risques dans les méthodes visant à limiter l’impact des insectes ravageurs sur les cultures d’intérêt.

 

L’utilité du Biocontrôle

 

L’impact humain sur l’apprentissage des insectes peut intervenir sur quatre stimuli principaux à savoir l’olfactif, le tactile, le visuel et l’acoustique. Apporter un stimulus pendant la ponte peut par exemple inciter l’insecte à rechercher à nouveau ce stimulus pour ces prochaines. Ces stimuli peuvent ainsi avoir un rôle d’attractivité ou de répulsion. Une odeur peut par exemple être utilisée pour empêcher l’insecte de trouver ou de choisir une plante normalement attractive pour lui. Cela correspond à de la répulsion ou du masquage. Mais attention à l’habituation de l’insecte : si un stimulus répulsif est associé à une récompense positive pour l’insecte, celui-ci peut s’habituer et le pouvoir répulsif du stimulus peut devenir de moins en moins efficace avec le temps. Différentes solutions existent pour limiter cet apprentissage : il est possible de faire varier dans le temps les conditions agronomiques, les molécules attractives ou répulsives et les types de pièges. L’apprentissage des insectes continue d’être étudié par de nombreuses entreprises comme aGRiODOR pour lutter contre les insectes ravageurs de culture tout en diminuant l’utilisation des intrants chimiques. 

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